MARION COLLÉ
TRAVERSER LES MURS OPAQUES

De 2 au 12 Février a La Machinerie à Homécourt

(ANCIENNEMENT LA FAIBLESSE DU MYOCARDE)

En recherche : soulèvement automnal sur le fil – Cirk’Eole – Montigny-les-Metz – 2020

Après une résidence collective au mois de septembre, cette résidence de février est centrée sur l’approche du fil comme agrès aérien. Autour du fil: des poèmes, un travail de recherche et de création sonore avec Simon Thierrée, des échanges et des premiers essais autour de la couleur.

L’envie se précise d’une traversée fragmentaire, dans une obscurité qui se répand jusqu’au jaillissement de la lumière. Des espaces pluriels sont envisagés, et leur définition est au coeur de la création : où s’exprimera cette volonté de puissance, ce soulèvement multiple ?

Avec Anne-Lise Allard, Julia Brisset, Marion Collé, Chloé Moura, Fanny Sintès et Simon Thierrée.

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CHIARA MARCHESE

LE POIDS DE L’ÂME – TOUT EST PROVISOIRE.

De 22 au 28 février à Cirk’Eole, Montigny les Metz

Les résidences artistiques se poursuivent pour « Le Poids de l’âme – tout est provisoire ». Le profil de cette création continue de se transformer, de prendre de nouveaux élans dans la tessiture de ces fils subtils, entre jeu d’acteur et réflexions scénographiques. La marionnette, dans son impression immuable, vit aussi une transformation pour aller vers un possible duo légèrement clownesque, qui se construit silencieusement mais sans arrêt.  

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VASIL TASEVSKI
VILLES ENDORMIES

Quelques images prises pendant cette dernière résidence, consacrée à la conception d’un espace intimiste.

Une nouvelle résidence de recherche s’est tenue à La Machinerie en janvier 2021 réunissant autour du projet, Lawrence Williams (musicien et compositeur) Elsa Revol (créatrice lumières) et Marion Collé (poète).

A partir d’un espace créé par le plafond lumineux de 1080 leds créé par Vasil pour l’installation Mémoire d’un vol, utilisé comme agrès, une partition circassienne et chorégraphique s’inventera, explorant la thématique du sommeil comme espace d’affranchissement du réel. 

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« Dans le sens contraire au sens du vent »… en tournée: à Bonlieu, Scène Nationale d’Annecy, en mars 2021

En ce moment, exposition « Les frontières de la couleur » de Vasil Tasevski, à la salle Pablo Picasso de La Machinerie, à Homécourt

Panneau 1

I woke up in motion

Cirque, image, musique

Vasil Tasevski

I woke up in motion est un projet de création mouvant, protéiforme qui explore en profondeur la thématique de l’errance. Tout en cheminant vers la création d’une pièce de cirque d’1h (prévue pour 2019/2020), Vasil Tasevski dévoile ce cheminement, exprimant ainsi la quête de liberté qui anime sa recherche artistique. Il entremêle plusieurs disciplines– vidéo, acrobatie, manipulation d’objets, scénographie, travail de la lumière – et crée des objets spectaculaires atypiques, émouvants et poétiques. Transgresssant les codes de la représentation, I woke up in motion se décline, à travers des œuvres qui s’inscrivent chacune singulièrement dans un espace, questionnant les notions de frontière et de lieu. Performances in situ installations, toutes font trace d’un processus de création qui prend sens au moment de la rencontre avec le public, dans l’instant.

DISTRIBUTION

Images et corps Vasil Tasevski 

Musique Julien Chamla, Marco Quaresimin, Lawrence Williams 

Lumières Elsa Revol 

Son Alexis Auffray 

Poésie Marion Collé 

Stylisme Aurore Thibout 

Regard chorégraphique Élodie Sicard 

Administration Anne Delépine 

Production Triptyque Production / Marie Pluchart

Production Porte27

Coproductions: La Madeleine, scène conventionnée, Troyes; Festival des 7 collines, Saint-Etienne; AY ROOP, Scène de territoire pour les arts de la piste, Rennes; Le manège, scène nationale – Reims; Espace Périphérique –EPPGHV La Villette, Paris; Cirque Jules Verne, Pôle national cirque et arts de la rue, Amiens; Centre Culturel Pablo Picasso, scène conventionnée d’Homécourt; Le Nouveau Relax, scène conventionnée de Chaumont. 

Avec le soutien de Latitude 50 – Pôle des arts du cirque et de la rue, Marchin, Belgique, et du Festival Lyncéus, Binic. 

Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication – DGCA Aide à la création, de la DRAC Grand Est, de la Région Grand Est et du Département de la Marne

Le Collectif Porte27 conventionné avec la DRAC Grand Est.

Vasil Tasevski est artiste-compagnon du manège, scène nationale – Reims. 

Le Collectif Porte27 est associé au Centre Culturel Pablo Picasso scène conventionnée d’Homécourt, à Cirk’Eole à Montigny-les-Metz et Le Nouveau Relax, scène conventionnée de Chaumont. 


Panneau 2

Après le dernier ciel

Performance circassienne inspirée des écrits de Mahmoud Darwich

Après le dernier ciel naît d’une invitation de l’Institut du monde arabe de Paris, qui propose à Marion Collé de créer une performance circassienne en hommage au poète Mahmoud Darwich. 

La création a lieu le 22 septembre 2018 dans l’auditorium de l’Institut du monde arabe à l’occasion d’une soirée en hommage au poète disparu. 

Elle est ensuite reprise à Bozar – Bruxelles dans un format in situpour le Hall Horta le 21 novembre 2018. 

Sur une proposition de Marion Collé / Collectif Porte27

Fildeféristes Marion Collé et Arthur Sidoroff

Scénographe lumière Sylvie Mélis / Le Scratch de la méthode

Créateur son Alexis Auffray

Avec la voix de Raymond Hosny

Responsable des accroches Fred Sintomer

Administration Anne Delépine

Production et diffusion Marie Pluchart / Triptyque Production

Production Collectif Porte27

Coproductions Institut du monde arabe, La Comète – scène nationale de Châlons-en-Champagne

« La part d’obscur n’est pas la cible de la poésie. Mais elle nait de la tension entre le mouvement du poème et la pensée que le poème met en branle, de la tension entre son état de prose et son état de rythme. Et cette part d’obscur, comparable aux évocations des ombrages, est l’une des formes du combat entre la langue poétique et la réalité que la poésie, dans la quête de son essence, ne se contente pas de décrire. Peut-être que cette part d’obscur est l’espace précisément ouvert devant le lecteur qui, libéré d’un message définitif, doté de la capacité de lire et d’interpréter, peut alors donner une deuxième vie au poème. »

Mahmoud Darwich

Extrait de la préface de La Terre nous est étroite et autres poèmes

Ed. Poésie / Gallimard

« Dans la poésie de Mahmoud Darwich, lyrique et intime, épique, c’est l’aspect politique qui semble toujours prendre le pas sur tout, puisque sa parole est attachée à son pays, à son histoire. Et cette histoire, et la Palestine, à mon avis, a tellement besoin des mots du poète, de poésie, que Mahmoud Darwich est sa langue, intrinsèquement. Il est la Palestine. En ce sens, pour moi, il est intraduisible. Cette notion de traduction m’intéresse particulièrement, dans le rapport de traduction de la poésie au plateau qui est au cœur de mon travail.

Dans ce qu’il dit sur sa poésie, et notamment sur la traduction, il y a quelque chose qui selon moi lui permet d’échapper à cette assimilation de sa poésie à la cause palestinienne : en effet, Mahmoud Darwich a lu et découvert beaucoup de textes en hébreu aussi, il est un poète qui traverse les langues, il est très traduit, beaucoup lu en France, et ce qu’il dit sur la traduction dépasse justement le simple sens de “traduire d’une langue à une autre”. Il y a là quelque chose d’universel, de tangible, d’infiniment poétique car il est question de transcrire, de continuer à dire, à écrire, de la force de l’idée poétique et de la lumière que procure le fait de cheminer, en poésie.

D’un point de vue littéraire, ce qui me touche, c’est le rythme de son écriture: elle est en marche, elle est comme une vague, elle est épaisse souvent, elle a aussi des arrêts très nets. C’est une langue poétique, une langue en soi, une musique où tout est combat, engagement, force, quête de liberté. Mais ce qui me touche davantage encore, c’est la relation du poète à sa poésie, sa manière de s’entretenir avec elle, de vivre en poésie, de cheminer dans un espace ouvert, dévasté, extime. Espace des mots bien sûr mais aussi espace du corps, de la lumière, espace de mouvement et d’élan de vie, où l’émotion et la pensée s’éprouvent, dans une tension, continue. pour s’adresser à l’autre, librement.

Au plateau, sur les fils, par la lumière et par le son, il y a là matière à exprimer cet endroit de tension, et de chercher à traduire cette poésie qui est vitalisante, éclatante, profonde. Faire face, traverser, être traversé par des élans forts, la nécessité d’un engagement et d’une réflexion sur le monde, partagée, tels seront les axes de travail pour cette création en hommage à ce grand poète qu’est Mahmoud Darwich. »

Marion Collé

Texte indicatif du panneau 3
Texte indicatif du panneau 4